La bourse d’études Medavie en l’honneur de Pierre-Yves Julien de l’année 2017 accordée à Keith MacIsaac

11/15/2017

Keith MacIsaac est le lauréat de la bourse d’études Medavie en l’honneur de Pierre-Yves Julien de l’année 2017. Keith étudie actuellement en ludothérapie à l’Université Dalhousie à Halifax et est membre de la Laing House, un organisme de soutien par les pairs pour les jeunes qui vivent avec une maladie mentale. L’obtention de cette bourse d’études permet à Keith de poursuivre ses études sans avoir à se soucier de sa situation financière; il peut ainsi consacrer toute son énergie à ses études et au maintien d’une bonne santé mentale. Keith est un exemple de détermination et de résilience et son parcours prouve que, peu importe les circonstances, il y a toujours de l’espoir et des gens prêts à aider.

« Tout au long de mon enfance, j’ai ressenti des sautes d’humeur et des épisodes de mal-être, mais je ne m’en suis jamais vraiment soucié, raconte Keith. Ce n’est qu’à l’adolescence que j’ai pu nommer ses sentiments : l’anxiété et la dépression. » En 2010, Keith s’est inscrit à l’Université Dalhousie. Il était motivé et avait hâte d’apprendre de nouvelles choses. Cependant, toutes les années passées à refouler ses sentiments l’ont rattrapé et, en 2013, il a dû abandonner ses études. Environ un an plus tard, sentant qu’il avait maîtrisé les symptômes de sa dépression, il retrouve son enthousiasme face à l’avenir. Toutefois, à nouveau dépassé par son sentiment d’anxiété et affecté par le manque de sommeil et d’appétit, il commence à vivre des crises de panique de plus en plus fréquentes. L’une de ces crises entraîne son hospitalisation, pendant laquelle il reçoit un diagnostic de trouble bipolaire. « Le fait de recevoir un diagnostic de maladie mentale m’a plongé dans une profonde dépression, se rappelle Keith. Ce fut une période très difficile de ma vie. » Il s’est par la suite isolé, a perdu contact avec ses amis, a quitté son emploi et a été mis en probation à l’école. Keith est alors désespéré et ses mécanismes de défense, la consommation d’alcool et de drogue et l’automutilation, se font plus fréquents.

Ayant déjà entendu parler de la Laing House, Keith a finalement trouvé le courage de s’y rendre. « C’est à ce moment-là que j’ai entrepris le chemin vers la guérison, raconte Keith. Au tout début, je n’étais que capable de m’y présenter, mais au fil du temps, j’ai commencé à passer de plus en plus de temps à la Laing House. J’y ai créé des amitiés et j’ai enfin participé aux programmes. » Grâce au soutien de la Laing House et à de l’aide professionnelle, Keith, déterminé et animé d’une nouvelle perspective, commence à reprendre sa vie en main. Il reprend alors ses études en 2016 et figure même sur la liste d’honneur du doyen. « Il s’agit d’une de mes plus grandes réussites », affirme Keith avec fierté.

Aujourd’hui, lorsqu’il n’est pas en train d’étudier, Keith fréquente la Laing House où il anime un groupe de discussion sur la santé mentale et les dépendances. Il participe également à Youth Speak, un programme conçu pour lutter contre les obstacles et la stigmatisation et normaliser le discours entourant la maladie mentale. Après avoir appris l’importance de prendre soin de soi et de se divertir lors de sa propre quête du mieux-être, Keith espère aider les autres en tant que ludothérapeute.

« En raison de mes propres expériences, je souhaite réellement aider les personnes qui souffrent de maladie mentale et de dépendance. Pratiquer des activités récréatives procure une base solide et positive au maintien d’une bonne santé mentale. »

Quel conseil Keith donnerait-il aux personnes qui souffrent d’une maladie mentale? « Demandez de l’aide, affirme Keith. Il y aura toujours quelqu’un pour vous aider et vous pouvez trouver cette personne dans un endroit spécial comme la Laing House. »